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L’ancien patron de Disney, Bob Iger, signe son grand retour aux manettes du groupe

Bob Iger, à Los Angeles (Californie), le 18 novembre 2021.

Un goût de déjà-vu. The Walt Disney Company (TWDC) a annoncé, lundi 21 novembre, le retour avec effet immédiat de son ancien directeur général Bob Iger. A 71 ans, ce dernier, qui avait pris sa retraite en 2020, après avoir dirigé le groupe pendant quinze ans, est appelé à la rescousse pour un mandat de deux ans. Avec une mission claire : établir une stratégie pour « une croissance renouvelée » et travailler avec le conseil d’administration pour trouver son successeur. Les investisseurs ont salué cette nouvelle. Ainsi, le cours de l’action, qui avait chuté de plus de 40 % en un an, a pris 8 %, à 100,07 dollars (97 euros), lundi en séance.

Lire aussi : Disney+ gagne des abonnés mais creuse ses pertes

Autant dire que Bob Chapek, en poste depuis février 2020, n’a pas convaincu, malgré sa gestion du groupe pendant la pandémie de Covid-19. En juin, le conseil d’administration avait pourtant renouvelé son mandat pour trois ans. Mais les choses se sont gâtées et les pertes bien plus lourdes que prévu de Disney +, la plate-forme de streaming vidéo du groupe, ont précipité sa disgrâce. « Le conseil a jugé qu’au moment où Disney entrait dans une phase de complexité croissante avec la transformation du secteur, Bob Iger était le mieux placé pour diriger la compagnie dans cette période décisive », a déclaré Susan Arnold, la présidente du conseil d’administration de TWDC pour justifier ce grand retour.

La « phase de complexité croissante » ne vise rien d’autre que la déception des investisseurs lors de la publication, le 8 novembre, des résultats annuels de l’exercice 2021-2022 clos fin septembre. La course engagée avec les autres plates-formes de streaming (Netflix, Amazon Prime Video, Apple TV Max, HBO Max, Paramount + ou Universal +) s’exacerbe de jour en jour. Et coûte une fortune.

Disney + a certes gagné 12 millions d’abonnés en trois mois, pour culminer à 164,2 millions fin septembre. Cependant, les analystes ont sérieusement tiqué en constatant l’ampleur des pertes opérationnelles générées par l’ensemble des plates-formes de streaming du groupe californien (Disney +, ESPN + et Hulu) : elles ont doublé en un an, s’élevant à 1,47 milliard de dollars fin septembre.

Aucun risque dans le domaine du cinéma

Bob Chapek a promis que ces pertes allaient « commencer à diminuer pendant le trimestre en cours », réaffirmant que Disney + parviendrait à la rentabilité en 2024. Parodiant Netflix, Disney + lancera, le 8 décembre, une nouvelle formule d’abonnement moins chère, avec de la publicité, pour 7,99 dollars par mois (contre une formule en légère hausse, à 10,99 dollars sans publicité aux Etats-Unis). Le directeur de Disney avait laissé entendre qu’il pourrait procéder à des coupes budgétaires, notamment dans les dépenses de marketing, tout en continuant à augmenter encore les prix des abonnements des plates-formes.

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