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Vivendi envisage la cession totale d’Editis pour permettre son rapprochement avec Lagardère

Vivendi souhaitait initialement conserver Editis, qu’il avait acquis à la fin de l’année 2018 pour 900 millions d’euros.

Le groupe français de médias Vivendi va étudier un projet de cession de sa filiale Editis, numéro deux de l’édition en France, afin d’éviter les problèmes de concurrence posés par son rapprochement avec le groupe Lagardère, propriétaire du leader français Hachette, a-t-il annoncé jeudi 28 juillet.

« Vivendi envisage de procéder à cette opération principalement par la distribution d’actions Editis aux actionnaires de Vivendi et leur admission concomitante sur le marché d’Euronext à Paris. »

Ce projet, qui reste soumis à l’acceptation de la Commission européenne, vise à permettre la prise de contrôle réelle par Vivendi de Lagardère, et de sa pépite Hachette, troisième groupe d’édition mondial.

Déjà majoritaire au capital de Lagardère après le succès de son offre publique déposée en début d’année, Vivendi n’exerce cependant, aujourd’hui, que 23 % des droits de vote, dans l’attente de l’autorisation de la prise de contrôle du groupe par les autorités de la concurrence. Or la perspective d’un mariage entre Hachette et Editis, les deux premiers acteurs français de l’édition, suscite depuis des mois l’inquiétude dans tout le secteur.

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« Aller de l’avant »

Si le projet se réalisait, le groupe Bolloré, aux manettes de Vivendi, dont il possède 28 % des parts, prévoit également de céder les actions reçues de l’éditeur à un nouvel actionnaire de référence, a fait savoir Vivendi.

Vivendi souhaitait au départ conserver Editis, qu’il avait acquis fin 2018 pour 900 millions d’euros, mais il envisage désormais d’y renoncer, afin « d’assurer la pérennité et l’intégrité d’Editis », qui fédère cinquante-trois maisons dans les domaines de la littérature, de l’éducation et de la référence.

Cette cession permettrait à Vivendi « d’aller de l’avant dans son projet de rapprochement » avec Lagardère, a déclaré le président du directoire du groupe, Arnaud de Puyfontaine. A l’issue de l’opération, il n’y aura « plus de lien entre le groupe Vivendi et le groupe Editis », a-t-il affirmé.

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Le Monde avec AFP

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