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Après avoir mis en cause Alexis Corbière et Raquel Garrido, « Le Point » s’excuse

Les députés LFI Raquel Garrido et Alexis Corbière, à Paris, le 24 mai 2022.

Jeudi 23 juin, Raquel Garrido a ouvert la porte de son appartement de Bagnolet (Seine-Saint-Denis) et s’est trouvée face à un inconnu. « Bon, ben vous habitez bien là », a lâché l’homme en tournant les talons. La députée La France insoumise (LFI) de Seine-Saint-Denis l’a poursuivi : « Il m’a dit qu’il était journaliste, explique l’élue. C’est dingue, comme ce qui nous arrive depuis hier. »

« Hier » remonte au mercredi 22 juin, peu avant 15 heures, lorsque le site de l’hebdomadaire Le Point met en ligne une enquête du spécialiste maison de la police, Aziz Zemouri. Dans ce long article, le journaliste assure que le couple formé par Mme Garrido et Alexis Corbière, lui aussi pilier de LFI et député de Seine-Saint-Denis, emploie une Algérienne de 36 ans comme « femme de ménage sans titre de séjour et soumise à des cadences infernales ».

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La jeune femme aurait été contrôlée par les services de police courant mai, alors qu’elle promenait « la petite dernière du couple, qui a trois enfants ». Problème : ni le parquet de Paris ni la préfecture de police (PP) de Paris n’ont vent de la moindre procédure pour séjour clandestin, une véritable anomalie, compte tenu de la notoriété du couple. « Ce genre d’affaires réservées, ça nous remonte d’habitude extrêmement vite. Là, rien », observait, mercredi, un fonctionnaire de police de la PP.

« Du grand n’importe quoi »

L’article, pourtant, cite encore plusieurs phrases présentées comme des extraits d’échanges de SMS entre Mme Garrido et sa prétendue femme de ménage, qui lui réclame son salaire : « On te met un toit sur la tête, on te fait travailler donc soit t’es reconnaissante, soit je prends quelqu’un d’autre maintenant stop. » Le couple d’« insoumis », précise encore Le Point, aurait promis des papiers à la jeune femme contre sa docilité et disposerait d’un pied-à-terre à Paris, où ses trois enfants seraient scolarisés, suggérant une intention de contourner la carte scolaire.

« On doit se justifier sur des aspects qui ne regardent que notre famille », s’indigne Raquel Garrido

En découvrant l’article, Raquel Garrido dit tomber des nues. D’autant que la veille de la parution, mardi 21 juin, à 17 h 52, elle a reçu un SMS expédié depuis l’adresse mail personnelle d’Aziz Zemouri, qui l’interrogeait exclusivement sur une éventuelle intervention de sa part dans une procédure de régularisation. Conclusion de la conversation qui suit, par texto : « Du grand n’importe quoi. »

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Dans un communiqué publié quelques heures après la publication de l’article, elle et son compagnon réfutent fermement les allégations de l’hebdomadaire. « Et on doit se justifier sur des aspects qui ne regardent que notre famille », s’indigne Mme Garrido. La garde de « la petite dernière » ? Assurée par le père de l’élue, venu spécialement du Chili en avril et en mars, puis par sa mère. Les enfants scolarisés à Paris ? La cadette, âgée de 9 ans, l’est à Bagnolet ; la benjamine, 19 ans, travaille dans la restauration à Paris ; l’aînée, 22 ans, vit le plus souvent à Marseille, où elle suit des cours par correspondance. Quant à l’appartement parisien du couple, dans le 12arrondissement, la famille l’a quitté en 2017, après une polémique sur les conditions avantageuses dans lesquelles elle aurait occupé ces quelque 80 mètres carrés appartenant au parc de la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP).

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