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La mort d’Alain Faujas, ancien journaliste au « Monde »

Alain Faujas, à  Paris, le 18 février 2014.

Le regard bienveillant, toujours le sourire aux lèvres, il offrait l’image du bon copain aimant la vie, qu’on avait envie d’avoir. Ancien journaliste du Monde, aux centres d’intérêt multiples, Alain Faujas est mort, mercredi 11 mai, à l’hôpital d’Orsay (Essonne), à l’âge de 76 ans. Il souffrait d’une tumeur au cerveau, inopérable, qu’on lui avait découverte en janvier. Né le 23 mai 1945 à Marseille, ville qu’il aimait tant, licencié en droit et diplômé de l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, Alain a fait l’essentiel de sa carrière au Monde où, entre 1969 et 2014, il écrira plus de 3 700 articles.

Son premier papier, en date du 21 mai 1969, concerne « une expérience d’initiation artistique pour les enfants à Grenoble ». Il avait aussi publié un reportage original, le 22 octobre 1969, sur les îlots de verdure et les « maisons de campagne » dans le 16e arrondissement à Paris. Son dernier article, daté du 30 juin 2014, est intitulé « L’or et les tricheurs ».

Entre ces deux dates, Alain a touché à une très grande variété de sujets. Rédacteur au service Equipement et régions, chargé de l’Ile-de-France, de 1971 à 1977, il s’intéresse aussi bien à une grève des journalistes à Paris-Normandie qu’aux dures conditions de travail de la main-d’œuvre étrangère dans le bâtiment, où « le syndicalisme est plus difficile à pratiquer qu’ailleurs ». Chef de la rubrique Tourisme et loisirs de 1977 à 1983, chef du département Education-Religion-Féminisme au service Société de 1983 à 1984, Alain se singularise comme responsable de la rubrique Transports de 1984 à 1991, où il se fait reconnaître comme un des meilleurs spécialistes du sujet. Rien n’échappe à son œil d’expert.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés L’or et les tricheurs

En janvier 1991, l’auteur de ces lignes, alors chef du service économique, le choisit comme adjoint. Jusqu’en octobre 1994, il déploie un vrai talent dans l’animation d’une équipe. Alain rejoint ensuite, jusqu’en 1997, la séquence France, où il suivra le patronat et la franc-maçonnerie. D’octobre 1998 à septembre 2014, il est rédacteur au supplément hebdomadaire « Le Monde économie », devenu en 2012 « Le Monde Eco & entreprise », où il suit notamment les matières premières et l’Organisation mondiale du commerce. En décembre 2000, il cofonde avec Alain Carlier le trimestriel ATCmedia.

Rôle de premier plan

Enseignant à l’école de journalisme de Marseille, il collabore activement, dès le début des années 1970 – non sans quelques frictions avec la rédaction du Monde –, à l’hebdomadaire Jeune Afrique. Une collaboration née sans doute de sa passion pour l’Afrique, après un an en coopération, avec son épouse Claire, en Côte d’Ivoire et de son amitié avec le fondateur de la revue, Béchir Ben Yahmed, qu’il poursuivra jusqu’en décembre 2021 après son départ à la retraite. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages : Meurtre dans le TGV (Calmann-Lévy, 1989), Trigano, l’aventure du Club Med (Flammarion, 1993), Christian Blanc l’inclassable (Balland, 2002).

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