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Jean-Jacques Bourdin au cœur d’une enquête interne de BFM-TV à la suite du dépôt d’une plainte pour « agression sexuelle »

Jean-Jacques Bourdin pose lors d’une séance photo au siège de BFM-TV à Paris, le 17 juin 2021.

Le groupe Altice Media, propriétaire de RMC et BFM-TV, a annoncé dimanche 16 janvier l’ouverture d’une enquête interne après avoir appris que son journaliste vedette Jean-Jacques Bourdin était visé par une plainte pour « agression sexuelle » de la part d’une consœur.

« Nous nous sommes entretenus avec Jean-Jacques Bourdin, qui a vigoureusement contesté les faits dénoncés. (…) Dans un souci de transparence, Altice Media fait diligenter une enquête interne pour s’assurer qu’aucun fait de ce type n’a été porté à la connaissance des manageurs ou collègues des intéressés (plaignante et mis en cause) », a déclaré le groupe.

Altice Media précise suivre « avec la plus grande attention les éventuels développements de cette affaire » et prendra « toutes les mesures qui pourraient s’imposer en fonction de son évolution ».

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« Embrasser à plusieurs reprises » de force

La plaignante, une ancienne journaliste de BFM-TV et RMC, âgée maintenant de 33 ans, a travaillé « pendant plusieurs années » avec l’intervieweur de 72 ans à la matinale de BFM-TV – RMC. Elle affirme qu’il a tenté de l’agresser sexuellement lors d’un déplacement professionnel en Corse en 2013, selon le récit fait par Le Parisien et confirmé par son avocate, Laure Heinich.

Dans le quotidien régional, elle explique qu’elle avait fortement hésité à venir à ce déplacement, sachant que M. Bourdin serait présent. Elle avait finalement accepté l’invitation à condition d’être accompagnée par son frère.

Alors qu’elle se baignait un matin dans la piscine de l’hôtel, le journaliste vedette l’aurait « saisie par le cou et tenté de l’embrasser à plusieurs reprises » selon ses déclarations aux policiers du commissariat du 16e arrondissement. Jean-Jacques Bourdin lui aurait ensuite envoyé « pendant plusieurs mois des mails et des SMS insistants », toujours selon ce récit.

Au quotidien régional, elle explique aussi les raisons de sa plainte, près de dix ans après les faits :

« Je ne suis plus une jeune journaliste effrayée de perdre mon poste et je sais que je n’avais pas à subir ce que j’ai subi. »

Ecarté de la matinale de RMC à l’été 2020 après dix-neuf ans de service, Jean-Jacques Bourdin mène sa dernière saison à la tête de l’interview politique de 8 h 30 sur la radio et BFM-TV, la chaîne d’information en continu du groupe Altice Media. Il est au cœur du dispositif mis en place par la chaîne pour l’élection présidentielle.

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Le Monde avec AFP

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