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Jean-Marc Morandini renvoyé en procès pour « harcèlement sexuel » et « travail dissimulé »

L’animateur de télévision Jean-Marc Morandini a été renvoyé en procès pour « harcèlement sexuel » et « travail dissimulé », a appris l’Agence France-Presse (AFP) d’une source proche du dossier, lundi 3 janvier, confirmant une information de BFM-TV.

En juillet 2016, dans Les Inrockuptibles, deux jeunes acteurs avaient accusé l’animateur de CNews et NRJ12, aujourd’hui âgé de 56 ans, d’avoir profité de castings réalisés pour une websérie érotique, intitulée Les Faucons, pour les pousser à s’exhiber nus. Selon leurs témoignages, une personne se présentant comme Catherine Leclerc – en réalité M. Morandini sous pseudonyme – leur avait adressé des courriels pour leur demander avec insistance d’envoyer des vidéos d’eux nus et des scènes de masturbation.

Cinq comédiens avaient porté plainte pour « harcèlement sexuel ». Ils avaient aussi dénoncé des faits de « travail dissimulé », la société de production n’ayant pas déclaré les acteurs auprès des organismes sociaux.

Déjà renvoyé en correctionnelle pour « corruption de mineurs »

Dans une ordonnance datée du 23 décembre, dont l’AFP a eu connaissance, la juge d’instruction chargée des investigations a ordonné le renvoi de M. Morandini devant le tribunal correctionnel de Paris pour « harcèlement sexuel » à l’égard d’un plaignant et celui de sa société de production Ne zappez pas ! pour « travail dissimulé » à l’égard de cinq plaignants. La magistrate a en revanche ordonné des non-lieux pour « harcèlement sexuel » à l’égard de quatre autres plaignants.

Lire notre article de 2016 : Article réservé à nos abonnés Morandini mis en examen pour « corruption de mineurs aggravée »

Au terme de l’instruction, il est reproché à M. Morandini d’avoir exercé des « pressions graves » pour obtenir une fellation sur un jeune homme de 18-19 ans qui avait répondu à l’offre de casting, ainsi que des sollicitations à caractère sexuel « réitérées » à l’été 2015, puis sur plusieurs mois. Le jeune homme en question n’avait pas de formation, aucune expérience du milieu, ni agent.

Pour ce faire, M. Morandini a créé un « personnage totalement fictif », Catherine Leclerc, une « figure maternelle et sécurisante inspirant confiance au jeune homme, qui l’incitait à toujours repousser ses limites dans l’acte de nature sexuelle, sous le prétexte allégué de travailler sa posture de comédien », souligne la juge.

« Il y avait eu classement sans suite de cinq plaintes. Là, il y a un non-lieu pour quatre des cinq [plaintes] », a souligné Céline Lasek, l’avocate de l’animateur. Concernant la cinquième, « M. Morandini démontrera devant le tribunal qu’il n’a pas commis de harcèlement », a-t-elle ajouté.

Le parquet de Paris avait, dans un premier temps, classé sans suite son enquête sur cette affaire en décembre 2016. Les plaignants avaient obtenu, en 2018, la reprise des investigations par un juge d’instruction. Dans une autre affaire, M. Morandini a été renvoyé en juillet 2020 devant le tribunal correctionnel pour « corruption de mineur ».

Le Monde avec AFP

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